Le tissu wax

Le tissu wax, ce tissu africain coloré, plein de vie, d’ambiance, de sourire, de chaleur et de bonheur, c’est ici ce dont je vous parle et en voici son histoire, rapidement exposée et la notre, simple et colorée.

Vous vous souvenez des images de femmes âgées en deuil habillées de noir ? Vous vous souvenez des téléviseurs en noir et blanc ? Oui sans doute, mais parce que je vous en parle sinon votre esprit, votre imaginaire, votre conscience de vouloir vivre heureux vous les fait heureusement oublier !

Le tissu wax africain date des guerres coloniales du 19éme siècle. Communément appelé «  tissu africain »,il a donc plus de 150 ans d’existence et reflète toutes les époques par les thèmes et les couleurs proposés. Il en a été créé plus de 300 000 modèles différents au fil des années. Il fête les mariages, les enterrements, les évènements économiques, sociaux, religieux ou politiques et les principaux visages influents du monde depuis 1850 sont représentés sur les tissus; des présidents africains ou occidentaux aux différentes éminences ecclésiastiques. Il fête aussi les objets, les matières et la nature, accompagnant les croyances africaines. Ces tissus furent imaginés puis fabriqués après les guerres que les hollandais gagnèrent grâce à l’aide de guerriers d’Afrique de l’ouest venus les aider à java ou Sumatra à la moitié du 19ème siècle.

Le tissu coloré est devenu un signe extérieur d’appartenance, d’esthétisme, de richesse, de rang social.

Le wax est donc naturellement lié à l’imaginaire et au voyage.
Le tissu africain est exprimé en yard anglais et une pièce entière de tissu correspond à 12 yards soit légèrement moins de 11 mètres. Chez LOLOWAX, nous avons choisi de nous exprimer en mètre plutôt qu’en yard. Vous allez donc acheter chez LOLOWAX, du tissu africain par tranche de 10 cm avec un minimum de 50 cm ainsi qu’en demi-pièce de 5.486 mères et enfin, en petits coupons de 40 cm2 environ.

Acheter du wax, c’est voyager.
Nous avons toujours imaginé la vie en couleur.

Technique

Le  tissu wax est un tissu de coton de qualité supérieur ayant reçu un cirage coloré sur les deux faces, le rendant ainsi imperméable et permettant des motifs qui peuvent variés à l’infini.
Son origine remonte à l’époque de l’arrivée des premiers européens en Afrique de l’Ouest.
La production s’est d’abord faite à la main. La difficulté principale consiste à apposer la cire chaude et liquide de chaque côté du coton afin qu’il soit totalement revêtu  et ainsi protéger les couleurs et  garder l’éclat des teintures.
Le français Louis-Jérôme PERROT invente le procédé en 1835 et le belge J.B.T PREVINAIRE l’améliore en 1852. Il nomme sa machine d’apprêt textile, la JAVANAISE. La machine utilise le principe de l’estampe pour réaliser l’application de la cire, en pressant des tampons de bois sur le tissu. C’est le même procédé qui était utilisé lorsque le tissu était apprêté à la main.
Actuellement, la technique a été perfectionnée. Le tissu wax passe entre 2 rouleaux et la cire a été remplacée par de la résine ou de la colle amidonnée.

Le wax hollandais, anglais, asiatique et le wax africain sont tous communément appelés tissu wax africain.

Le wax fabriqué en Afrique est né de l’augmentation des taxes d’importation décidé par le Ghana en 1960. Cette décision du GHANA créa l’opportunité pour les pays d’Afrique de l’Ouest de monter des sociétés de fabrication ce qui entama le monopole du wax venant d’Europe ( Société ICODA puis SODATEX puis SOBETEX au BENIN, UNIWAX en COTE D’IVOIRE, ENITEX au NIGER, SOTIBA et SIMPAFRIC au SENEGAL, TOGOTEX au TOGO) Le tissu africain wax et les perles

Le tissu  wax a une relation particulière avec les perles africaines et principalement avec les perles étirées dont les premières fabrications à Murano en Italie remontent au 15 ème siècle. Ces perles ont toujours aujourd’hui une place particulière en Afrique et principalement en Afrique de l’ouest.  Au milieu du 16 ème siècle, les vénitiens de Murano travaillent au Pays-Bas et c’est dans la première moitié du 17ème siècle que les explorateurs et marchands français, anglais ou néerlandais exportent ces perles en Amérique, Indonésie, Afrique du sud et surtout en Afrique de l’Ouest.
Les colonisateurs de l’Afrique ayant compris l’importance des perles et son enjeu psychologique, il s’en sont servit dans l’élaboration commerciale de l’esclavage en  » rémunérant » les pourvoyeurs d’esclaves en perles de Murano, entre autres.
C’est à ce titre que les européens colonisateurs fabriquèrent des perles et parmi elles, la réplique à grande échelle, de la perle étirée de Murano. Ils fabriquèrent des perles plus « propres », c’est-à-dire aux dessins plus nets et précis que dans les perles originales.
Lorsque les néerlandais introduisirent au Togo et au Ghana les premiers tissus africains wax, ils s’inspirèrent, pour certains dessins d’une coupe ( vue d’une perle coupée en deux ) de perle étirée de Murano.