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Arrivée en Afrique

L’avion s’envole et les questions continuent.

Un premier départ pour l’Afrique de l’ouest n’est pas anodin. Un pied dans l’aéroport de départ et l’appréhension envahi le corps. Ce voyage, ce premier voyage est bien préparé. Les bonnes personnes ont été questionnées, le médecin a donné les conseils et prescrit les médicaments adéquats et le vaccin indispensable contre la fièvre jaune. Pourtant les questions existentielles fusent : Pourquoi ce départ vers une destination lointaine et pourtant seulement à quelques heures d’ailes d’avion.

Un contrôle, un bagage ouvert, un passeport tamponné d’un visa si chèrement obtenu qu’il a fallu attendre avec appréhension.

Dans le grand aéroplane, quelques questions supportent déjà leurs réponses : l’ambiance est joyeuse, les hommes sont tirés à quatre épingles, costume neuf, cravate et chaussures cirées ; ils vont retrouver leur famille après un dur labeur en Europe et veulent impressionner leurs familles restées sur place, au Bénin. Les femmes sont belles dans leur tenues colorées, leur tissu africain wax si beau. Elles sont avec leurs enfants, les plus petits sont eux aussi en costume, les plus petites en vêtements haut en couleurs à peine finis de coudre et les bébés au dos de leur maman sont emmitouflés dans un pagne en WAX coloré.

Il y a quelques pleurs, assez peu et beaucoup de rires et la joie du retour au pays est visible. Toutefois, on sent bien l’appréhension du décollage.

Chacun poussent ses bagages afin qu’ils rentrent dans les coffres trop petits. Chaque bagage a été calculé au plus juste : Un bagage de 10 kg dans le coffre et un sac à main de 2 Kg ; comme avaient été soigneusement calibré à 23 Kg les 2 bagages autorisés par personne en soute et vérifiés dans l’appréhension par les autorités aéroportuaires.

L’arrivée en Afrique et un atterrissage en douceur suivi de quelques applaudissements laissent place à la libération de la sortie de la carlingue dans une chaleur faussement étouffante et humide. L’aéroport est bondé et la course commence pour récupérer ses bagages après que le vaccin de la fièvre jaune ai été vérifié par le corps médical béninois. Des porteurs de bagages se proposent et la suspicion sur leur véritable accréditation effleure l’esprit. Une fois les bagages en main, la douane s’occupe de la fouille dans une gentillesse rassurante. Arrive la sortie de l’aéroport ; des gens partout, il faut chaud, ça sent bon.

L’Afrique est là ! Cotonou est là.