robe en pagne africain

Lolowax

Originaires du Bénin, du Togo et de Bretagne, nous travaillons, modifions, cousons, importons et vendons le tissu wax africain depuis 30 ans.

A la fin de la saison des salons et marchés aux tissus 2017 et pour répondre à la demande récurrente de nos clients, nous avons décidé de nous investir également sur internet par la création du site de vente en ligne LOLOWAX. Les demandes concernant le WAX sur les marchés sont variées; tissu wax africain pour ajouter de la couleur sur des vêtements, pour la confection de vêtements hommes, femmes ou enfants, de robes, de jupes, de chemises, de coussins, de rideaux, d’ornements de canapés ou de fauteuils, de la réalisation d’abat-jours, de nappes, d’étuis pour instruments de musiques, de sacs à mains, de colliers en tissus, de trousses pour l’école…

Vendre ce tissu wax sur les marchés est virevoltant de rencontres inédites car les couleurs de nos tissus attirent irrémédiablement l’œil du curieux et il s’en suit toujours des discussions passionnantes. D’où viennent vos tissus ? De quels pays ? Comment sont-ils fabriqués ? Vous faites quels marchés ? Et surtout : Comment peut-on vous trouver sur internet ? Nous n’avions pas la réponse à cette dernière question ! Il nous fallait donc trouver la solution et la logique est la création de votre site LOLOWAX.

Nos tissus wax proviennent du TOGO ou les «  NANA BENZ » ont procédés à une présélection suivant nos souhaits de couleurs ou de motifs avant notre arrivée, deux à trois fois par an. Nous procédons ensuite à la sélection définitive en sélectionnant la qualité des finitions et en tenant compte de l’évolution des modes et de la quantité souhaitée afin d’obtenir une gamme de modèles variés de qualité que vous retrouverez sur notre site. Marie crée pour les femmes et les enfants des pièces uniques et confectionnent les vêtements sur commande et Laurent s’occupe de la gestion de site internet.

Un premier départ pour l’Afrique de l’ouest n’est pas anodin

L’avion s’envole et les questions continuent.
Un premier départ pour l’Afrique de l’ouest n’est pas anodin. Un pied dans l’aéroport de départ et l’appréhension envahi le corps. Ce voyage, ce premier voyage est bien préparé. Les bonnes personnes ont été questionnées, le médecin a donné les conseils et prescrit les médicaments adéquats et le vaccin indispensable contre la fièvre jaune. Pourtant, les questions existentielles fusent : Pourquoi ce départ vers une destination lointaine et pourtant seulement à quelques heures d’ailes d’avion ?

Un contrôle, un bagage ouvert, un passeport tamponné d’un visa si chèrement obtenu qu’il fallut attendre avec appréhension.

Dans le grand aéroplane, quelques questions supportent déjà leurs réponses : l’ambiance est joyeuse, les hommes sont tirés à quatre épingles, cravate et costume neufs, chaussures cirées ; ils vont retrouver leur famille après un dur labeur en Europe et veulent impressionner leurs familles restées sur place, au Bénin. Les femmes sont belles dans leur tenues colorées, leur tissu africain wax si beau. Elles sont avec leurs enfants, les plus petits sont eux aussi en costume, les plus petites en vêtements haut en couleurs à peine finis de coudre et les bébés au dos de leur maman sont  emmitouflés dans un pagne en WAX coloré.
Il y a quelques pleurs, assez peu et beaucoup de rires et la joie du retour au pays est visible. Toutefois, on sent bien l’appréhension du décollage.
Chacun pousse ses bagages afin qu’ils rentrent dans les coffres trop petits. Chaque bagage a été calculé au plus juste : Un bagage de 10 kg dans le coffre et un sac à main de 2 Kg ; comme avaient été soigneusement calibré à 23 Kg les 2 bagages autorisés par personne en soute et vérifiés dans l’appréhension par les autorités aéroportuaires.

L’arrivée à Cotonou et un atterrissage en douceur suivi de quelques applaudissements laissent place à la libération de la sortie de la carlingue dans une chaleur faussement étouffante et humide. L’aéroport est bondé et la course commence pour récupérer ses bagages après que le vaccin de la fièvre jaune ai été vérifié par le corps médical béninois. Des porteurs de bagages se proposent et la suspicion sur leur véritable accréditation effleure l’esprit. Une fois les bagages en main, la douane s’occupe de la fouille dans une gentillesse rassurante.

Arrive la sortie de l’aéroport ; des gens partout, il faut chaud, ça sent bon.

L’Afrique est là !

 Le déclin ou le déclic ?

Les NANA BENZ, femme, pour certaines richissimes du TOGO, née avant l’indépendance.

Les NANA BENZ de LOME, au TOGO, étaient au centre du commerce du tissu africain wax. Des marchands de toutes l’Afrique de l’ouest et du centre venaient s’approvisionner en tissus dans leurs échoppes de LOME. Elles étaient, au départ, une poignée de femmes visionnaires qui ont compris avant toutes (et tous…) le devenir, en Afrique, du marché du tissu wax imprimé à la cire.

LOME était « LE LIEU » du commerce de ce tissu que les vendeuses NANA BENZ faisaient venir d’Europe par bateau, en autre de Hollande ou la société VLISCO fabriquait un tissu de qualité depuis la seconde moitié de 19ème siècle (1846)

Elles donnaient des noms à certains tissus et plusieurs, qui ont traversés les générations, sont toujours fabriqués et reconnus par les connaisseurs tel que : «  fleur de mariage (ou hibiscus) », « cha cha cha », « un seul doigt ne lave pas le visage » ou plus récemment «  le sac de Michelle OBAMA » (modèle créé en 2013)

La génération NANA BENZ ayant disparue, la vente des tissus fût confiée au NANETTES, souvent leurs descendantes directes ou indirectes.

Les NANETTES sont confrontées à de nombreuses difficultés depuis le milieu des années 80 : dévaluation du franc cfa, européanisation des tenues vestimentaires, crises économiques, tensions politiques, incendies du marché de LOME et surtout l’arrivée des tissus chinois.

Actuellement, le marché est dominé par les tissus africains wax fabriqués en CHINE. Si pendant longtemps, les tissus chinois étaient de piètre qualité, aujourd’hui, certains n’ont pas à rougir de la comparaison avec les tissus hollandais ou anglais.

Les hollandais (et anglais), qui pendant longtemps ont beaucoup investi en recherche et prospection en Afrique, ont délaissé leurs recherches et la place est prise, de plus en plus, par les industriels chinois. Il en résulte une conséquence sur les nouveautés des tissus proposés, non par les couleurs mais par les dessins. Les nouveaux tissus sont plus géométriques et rare sont les nouveautés représentant la vie quotidienne africaine que peuvent représenter les modèles plus anciens de tissus tels que «  tu sors, je sors » (si mon homme me trompe, alors je peux le faire aussi), « L’œil de ma rivale » (cohabitation complexe entre coépouse ) ou encore « Genito » ( j’aime les hommes plus jeunes)

Beaucoup de NANETTES ont tardé à investir dans le tissu chinois et certaines, en difficultés, ont dû baisser le rideau. Toutefois, le marché semble s’être régulé et  la mode du tissu africain wax a traversé les frontières jusqu’en Amérique et en Europe et des revendeurs européens se fournissent à LOME ou COTONOU pendant que le NANETTES se fournissent… en CHINE.